Films : “12 years a slave”, “La Belle et la Bête”, “Okuribito”, “Les 5 Légendes” et “Madame Doubtfire”

Cela faisait aussi bien longtemps que je n’avais pas vu autant de films dans une période aussi courte.

12 Years A Slave, Steve McQueen, 2013, 134min (vu en VOSTFR)

        Film adapté d’une histoire vraie. La réduction en esclavage d’un homme noir, né libre, dans une Amérique libre.
        Après les multiples commentaires lus au sujet de ce film j’ai souhaité le voir. J’étais curieuse de voir comment le réalisateur avait mis en scène la cruauté de l’esclavagisme. Mais ma première surprise fut d’abord celle de la photographie, des décors et costumes. Les lumières, même dans les scènes sombres, jouent sur les corps et les décors, vibrent au rythme des respirations et traduisent le temps tout au long de l’histoire. Les cadrages qui alternent entre plans serrés sur les visages des esclaves, sur les instants intimes, et plans larges pour l’environnement qui entourent la cruauté ambiante, pour les relations qui tressent et permettent cette situation. Les acteurs et les jeux sont aussi justes tout au long du film, permettant aux scènes d’explosées en crédibilité. Certains reprochent au film un excès de violence, pour ma part je la pense plutôt bien géré. Et c’est peut-être parce que certaines scènes sont criantes de justesse qu’elles dérangent autant. Pour moi l’une des scènes les plus violente n’est pas une scènes de torture, une scène à hémoglobine, mais la scène de pendaison où, le personnage principale se retrouve suspendu à une corde, évitant la pendaison en se dressant sur la pointe des pieds sur un sol boueux et traite. Cette scène traine en longueur, et l’attente devient insupportable alors que tous les témoins font mines de ne rien voir. D’ailleurs l’ambiance sonore est aussi magnifique dans ce film dans ce film et la qualité du son plus plus agréable que dans les nouvelles productions.
        Il y a des scènes en particuliers dont je voudrais parler, ou plutôt des plans. Ce sont ces moment, coupant et découpant le film et les actions, où l’on voit seulement un couché de soleil à travers une rangée d’arbres. Ces images aussi m’ont beaucoup marquées. J’y ai lu le temps, les 12 ans d’esclavage, les années qui passent. Puis plus tard j’y ai lu l’emprisonnement, les barreaux, la cage. Car sur aucun de ces plan on ne voit le ciel orangé sans de grandes barres noires quadrillant l’image.
        12 Years A Slave est un film que je conseille, voire recommande. Il est d’une part très réussi sur l’écriture du scénario mais aussi des images. Pour une fois c’est un film qui montre la réalité d’un esclave, nous ne sommes pas en train de suivre un héros qui va sauvé des esclaves, mais bien de vivre l’esclavagisme. Si c’est un film dur, il ne faut pas oublié que l’esclavagisme était un crime contre l’humanité. Et pourtant ce film possède aussi des scènes de toutes beauté et de poésie, car l’espoir réside de partout, mais dans les situations les plus sombres.

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La Belle et la Bête, Christophe Gans, 2014, 112min

        Je souhaitais voir ce film par curiosité pour la production française, à la suite de la bande-annonce.
        La Belle et la Bête, je n’avais vu que l’adaptation de Disney il y a bien longtemps. Le film reprend l’histoire du conte avec pour point de départ la lecture du conte. Et très vite le film devient lent… Certes les images sont léchés, les décors travaillés, nous voilà face à un niveau de réalisation de Narnia sur ce plan là. D’ailleurs c’est finalement pour moi un film digne des adaptations de Narnia… Et ce n’est pas forcément un compliment ! Reprenons. Le film va prendre près de trois-quart d’heure pour que Belle arrive au chateau. Belle ne tissera aucun lien réel avec les habitants du chateau autre que la Bête, en gros l’on nous présente des petites bêtes toute mimi mignonne avec lesquelles la seule interaction du film sera un jeu de cache-cache… La gestion du temps et de son écoulement laisse fraichement à désirer. En effet après sa première nuit Belle découvre le chateau et ses alentours, elle mange à nouveau avec la Bête et là le dialogue laisse à penser que plusieurs lune se sont écoulés, mais non seulement un jour. Et ceci va se répéter laissant apparaitre très peu de lien, de rencontre entre les deux protagonistes. Mais c’est sans doute dû au fait que l’histoire a voulu se concentrer sur les rêves de Belle, rêves elle revoit le passé de la Bête grâce au pouvoir de la Biche dorée. Mention spéciale pour les particules dorées qui sont plutôt bien réalisées. Bref, Belle retourne voir ses parents après 30min de film dans le chateau, et avoir essayé une demi-douzaine de robes. Ses frères lui volent sa broche et vendent l’emplacement du chateau aux bandits, s’ensuit un pillage du chateau et enfin l’apothéose de la rencontre entre les bandits et la Bête. Voici que des géants de pierre se lèvent, puis que la forêt devient folle, puis Belle sauve la Bête aidait de ses frères, et la superbe déclaration d’amour…
        Oui je ne porte pas en haute estime ce film. Je suis déçue. Le film prend de la vitesse lors des 20 dernières minutes, le reste du temps, et bien le temps justement, est pour moi mal mis en valeur. On assiste a un défilé de mode pour la Belle, mais le temps lui on le voit pas défiler. D’ailleurs Belle revient comme si de rien était chez elle, alors qu’il la pensait tous morte… Enfin pour moi le plus décevant est sans doute le langage, et les dialogues. D’avoir utilisé des anciennes tournures de phrases cassent le rythme, s’il y a un, et sonnent faux dans la bouche des acteurs. Acteurs qui pour moi ne sont pas toujours justes, exception faite du vieux père.
        Bref, La Belle et la Bête de Christophe Gans est pour moi un film français tout juste bon à montrer que les productions françaises sont en moyen de créer d’important effets spéciaux. Car les géants de pierre, la Bête et ses petites bêtes, sont tout de même très bien réalisés. Cependant rythme, narration, dialogue, etc. sont tout juste moyen. Narnia ou La Belle et la Bête, franchement je pars voir les 5 légendes.

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Okuribito, Yojiro Takita, 2008, 130min (vu en VOSTFR)

        J’ai au moins vu ce film 3 fois à l’heure d’aujourd’hui. J’avais d’ailleurs rendu tout un travail sur ce dernier en troisième année en cours de scénario.
        La vie d’un homme prend parfois des directions insoupçonnées. Le héros se retrouve ici à travailler à la mise en bière, le contact avec les morts et leur famille. Car au japon la mise en bière continue encore à se faire en présence de la famille. Vivre son nouveau travail pour soi mais aussi pour ceux qui nous entoure. Apprendre à aimer son travail, et surtout à respecter le choix des autres.
        Ce film réaliste me captive à chaque fois par son rythme, sa musique et sa photographie. A la différence de la Belle et la Bête ici le temps passe, les saisons passent. La musique est signé Joe Hisaichi que l’on connait pour ses colabrations avec le Studio Ghibli, et avec Takeshi Kitano. Quant au images elles sont douces et toujours construites avec beaucoup d’intention.
        C’est un film qui traite de la mort et de la vie. C’est un film poétique que je conseille à tous.

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Les 5 Légendes, Peter Ramsey, 2012, 97min

        J’avais envie de voir ce film au cinéma mais je l’avais manqué. J’ai enfin eu l’occasion de la voir et cela faisait bien longtemps qu’un dessin animé ne m’avait pas autant amusé.
        Les 5 légendes c’est la réunion des plus belles légendes d’enfants : le Père noël, la Fée des dents, le Lapin de pâques et le Marchand de Sable. C’est épique, avec une grande guerre pour la protection des rêves des enfants contre l’horrible Noirceur et ses cauchemars. C’est initiatique, avec la recherche de soi, de son passé, pour le jeune Jack Frost. C’est hilarant, avec des personnages haut en couleurs et des univers complétement magiques !
        Ici parler de photographie peut paraitre bizarre, mais le graphisme et les univers dessinés dans ce film sont captivant. La planque du Père Noël, où les Yétis et non les elfes construisent les jouets, ressemble à une vraie caserne d’alibaba technologique, le royaume de la Fée des dents est digne d’un palace suspendu, le sable du Marchand et les galeries du Lapin n’étant pas en restent, les yeux se ravissent. Quant à la vie des personnage elle est sans doute due à une prise en motion capture, rythme et gestuel respirant le réalisme humain. Encore une fois Dreamworks tape fort !
        Je recommande ce film pour les amateurs de dessin-animé et de rêves. Il faut se laisser entrainer par Jack et les gardiens, apprendre à rêver et rêver l’aventure. Les personnages feront le reste du travail, et plus jamais vous n’appréhendrais Noël et Pâques de même manière.

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Madame Doubtfire, Chris Colombus, 1993, 125min (vu en VF)

        Aaaah ce film ! Cherchant un film, et non un dessin animé, drôle à regarder avec une amie d’origine Mexicaine j’ai subitement eu envie de revoir Madame Doubtfire.
        Robin William interprète dans ce film un père de famille qui, après un divorce, et prêt à tout pour revoir ses enfants, quitte à se déguiser en grand-mère. C’est une histoire sur l’amour d’un père pour ses enfants, et sur les difficulté que ces pères rencontrent pour voir leur enfant. Réalisé en 1993 Madame Doubtfire reste un film contemporaine sur ces questions là. On voit cependant que le film vieillit à ses couleurs et aux tendances fashions de l’époque. Le film joue sur le côté comique de la situation du père qui se retrouve à jongler entre sa vraie personnalité et celle construite pour voir ses enfants Madame Doubtfire.
        L’on d’être une production artistique, la photographie n’est pas géniale, et l’on retrouve l’énergie typique de Robin William, Madame Doubtfire reste une comédie qui met en avant les frasques de l’acteur. Les changements de voix et d’attitudes étant le fer de lance du film.
        C’est une comédie que je conseille à voir ou revoir en famille.

About svetlanazehnder

Art student in France. My interests are : Tango and dancing, the people and their own stories, childhood illness and Japan and its'own culture. I treate these themes using sound, video and installation.
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